mardi 7 octobre 2008

Petit passage chez le médecin...


Et oui... Ça devait arriver, les cachets ne suffisait plus ;)
Un mal de ventre horrible et ... Je vous passe les détails, m'ont obligé à passer à l'étape supérieur...
Ici c'est prise de sang et contrôle urinaire direct !
Et tout ça pour me dire que j'ai... Une infection urinaire !
Mais bien sur !!! Et la marmotte...
J'ai quand même insisté sur le fait que je ne pensais pas que ce soit qu'une infection urinaire...
Du coup j'ai eu droit à un remède de poney (a défaut de pouvoir en voir ici ;))
Maintenant je pisse jaune fluo, mais pour le reste tout va bien :)

lundi 6 octobre 2008

Musicà de Venezuela

Mime

Trankillo !






Cela fait une semaine que nous montons une exposition...
WAOO ! Vous me direz ! Elle doit être énorme si il nous faut une semaine pour la monter...
Tu parles, ici, le passe temps numéro 1 c'est de le perdre...
Une semaine qu'on fait rien... Enfin, en une semaine on a fait ce qu'on fait en une demi journée en France...
Encore la faute du décalage horaire sans doute... :p

La rentrée

Monsieur le directeur,

Je viens de faire ma rentrée, et je tenais à vous dédiez ce message car vous êtes tout de même la raison de ma venue dans ce pays...
Étudiez le graphisme au Vénézuela.
Premier changement, ma rentrée commença à 6h... Du soir...
Soit à la tombé de la nuit, j'avais plus l'impression d'aller à une soirée plutôt qu'a mon premier jour de classe...
Surtout qu'avec toutes ces personnes inconnu j'avais réellement l'impression de me trouver dans une bonne vieille série américaine...
Avec l'aide d'Alejandra je vais à la rencontre de mon emploi du temps...
Aujourd'hui ca sera typographie avec Ibrahim...
Professeur dont j'ai déjà fait la connaissance a la "charla de typografia" ainsi qu'au repas organisé par le directeur pour célébrer nôtre bienvenue.
Trés bien... J'attends... Angel (colloc de toma) qui se trouve dans le même cours que moi le lundi, me dit que ca se passe à l'étage...
Arrivé dans la salle, personne...
On attend, Ibrahim finit par arriver...
On attend,
toujours personne...
Le prof commence à nous expliquer ce que nous allons devoir faire...
Trés dilettante, nous sommes tout les trois assis autour de la même table,
Angel répond à un SMS,
et là un autre éléve se décide à pointer le bout de son nez...
Il salue, Ibrahim me le présente, il s'installe...
Déjà, je commence à penser à vous :)
Puis, une fille rentre avec (il me semble) sa petite sœur, salut, et s'installe...
(là j'hallucine)...
Bref, le professeur ne parle quasiment qu'avec moi en ce début de cours, ce qui me met relativement mal à l'aise... La classe se trouve (je pense) enfin au complet... (l'appel vous dites ? Quel appel ? :p)
Et là le prof explique la première partie du travail...
Il va falloir se promener dans le quartier à la recherche de signe typographique à décalquer... Par exemple une plaque d'immatriculation, le numéro d'un immeuble...
Ca pour la semaine prochaine...
Et là, je sais pas ce qui se passe,
mais c'est l'anarchie,
une nouvelle révolution se déroule sous mes yeux...
Les élèves se rebelles, ils disent qu'ils auront pas le temps de faire ça pour la semaine prochaine... (en sachant qu'on à qu'un cours par jour... Mes yeux commence à sortir de ma tête)
Et la je vois se pauvre professeur, essayant de se débattre contre cette meute de "flojos" charognards (faignant ici).
Sylvia la justicière ne peux pas laisser un professeur comme ça !
Celui ci me voyant le regarder avec des yeux rond me demande ce que j'en pense...
Et là je me décide à voler au secours de ce pauvre professeur en détresse... J'explique donc comme quoi en France il est impensable de contester la décision d'un professeur ((a)) et de plus, que l'on à 4 fois plus de cours par jour, avec autant de boulot à la maison pour chacun d'eux...
Et là un étudiant essaie de me finter en me demandant si je travaille. Mais je pars l'attaque avec ma super arme secrète ! HAHA ! Pas folle la guepe !
Et je porte le coup final en leur demandant ce qu'ils font là (c'est aussi une école payante) si c'est pour ne pas travailler.. Bref...
Là le prof se réveille et essaye de se rebeller en me disant que ses élevés sont des incultes, que 90% d'entre eu ne sont jamais aller au musée de Caracas...
Malheur à lui !
A ce moment précis un élève l'attaque de biais en l'appelant par son prénom et en lui parlant de façon assez familière... (et la le souvenir d'un commentaire sur mon bulletin assez acide d'un professeur critiquant ma verve me reviens... Je souris... En me disant, Le pauvre, il faut vraiment pas qu'il vienne ici ).
POOUUCCEEE ! Le professeur demande une trêve, il s'incline à moitié devant l'attaquant en disant, "Bon si vous voulez on ne fait pas ce travail, on passe directement à l'étape suivante"...
Les élèves, bon joueurs lui répondent que non,
qu'ils vont le faire, mais...
Comme ils veulent :)
...

Je pensais être un cas extrême selon vos dire...
Aujourd'hui je parait être un ange à côté de ce que vois...

M'envoyer en échange et la pire chose que vous auriez jamais dû faire...
Heureusement qu'ils vous restent plus que 6 mois à tenir ;)


Merci monsieur le directeur ! :D

jeudi 2 octobre 2008

Souvenir de philo

Je viens de trouver dans le livre de beigbeder une vision philosophique de l'amour qui m'a toujours fasciné.
Voici le texte que j'avais initialement étudier en cours :

Il arrive qu'un asservissement total de l'être aimé tue l'amour de l'amant. Le but est dépassé : l'amant se retrouve seul si l'aimé s'est transformé en automate. Ainsi l'amant ne désire-t-il pas posséder l'aimé comme on possède une chose : il réclame un type spécial d'appropriation. Il veut posséder une liberté comme liberté.
Mais, d'autre part, il ne saurait se satisfaire de cette forme éminente de la liberté qu'est l'engagement libre et volontaire. Qui se contenterait d'un amour qui se donnerait comme pure fidélité à la foi jurée ? Qui donc accepterait de s'entendre dire : " Je vous aime parce que je me suis librement engagé à vous aimer et que je ne veux pas me dédire ; je vous aime par fidélité à moi-même ? " Ainsi l'amant demande le serment et s'irrite du serment. Il veut être aimé par une liberté et réclame que cette liberté comme liberté ne soit plus libre. Il veut à la fois que la liberté de l'Autre se détermine elle-même à devenir amour - et cela, non point seulement au commencement de l'aventure mais à chaque instant - et, à la fois, que cette liberté soit captivée par elle-même, qu'elle se retourne sur elle-même, comme dans la folie, comme dans le rêve, pour vouloir sa captivité. Et cette captivité doit être démission libre et enchaînée à la fois entre nos mains. Ce n'est pas le déterminisme passionnel que nous désirons chez autrui, dans l'amour, ni une liberté hors d'atteinte : mais c'est une liberté qui joue le déterminisme passionnel et qui se prend à son jeu.
Sartre, l'Etre et le Néant, III, 3 pp. 434-435



Et la vision (un peu machiste tout de même ;)) de Beigbeder reprenant le même raisonnement.



"Pourquoi mari n'a-t-il le courage de dire tout simplement la vérité à sa femme?

"Chérie, je t'aimerai toujours, tu es vraiment faite pour moi,
mais j'ai envie de faire l'amour à d'autres femmes que toi.
Cela te paraît insupportable alors que c'est toi qui est insupportable : tu contestes tout simplement l'essence même de ma masculinité. Il n'est pas très grave que je couche avec d'autres femmes si tu n'enquête pas sur tout les détails et ne lis pas mes e-mails.
Tu peux faire la même chose, je ne te l'interdis pas, au contraire ça m'excite de te savoir désirée par d'autres hommes car comme tous les mecs je suis un pédé refoulé.
Ta jalousie est tellement réac que tu es à toi seule la preuve de l'échec de la révolution sexuelle.
Tu veux profiter des acquis de la révolution féministe mais tu veux aussi la restauration du couple à l'ancienne.
Tu ne m'aimes pas : tu veux me posséder, ce n'est pas là même chose.
Si tu m'aimais comme tu le prétends, tu aurais envie que j'aie tout le temps du plaisir, avec où sans toi, comme je te le souhaite aussi, avec où sans moi.
Je vais être obligé de te quitter pour cette stupide et néanmoins - ma décision le prouve - extrêmement importante raison :
j'avais besoin de toucher d'autre corps que le tien, afin de vérifier que c'était le tiens que je préférais.
Adieu, dragon de ma vie, incapable de comprendre ce qu'est un mari.
Je te suggère le suicide ou le lesbianisme comme issue à ton ignorance des fondements de la virilité.
Regarde-moi bien : tu ne vas plus me voir. C'est en voulant me posséder que tu viens de me perdre.""

Petite pensée sur la société de consomation...

Un extrait de "Au secours pardon" de Beigbeder qui reflète bien l'ambiance qui règne ici... "consomme consomme consomme..."

Ce livre est la continuité du célèbre 99fr. Après son incarcération pour meurtre involontaire, Octave devient "talent scoot", chercheur de tête chez L'idéal ;).
Son but ? Que 3 milliards de femmes est envie de ressembler à la même. Son problème est de trouver laquelle... Oui légèrement pathétique ;)
Il se trouve donc à Moscou, et ici se confesse à un ami prêtre.


"Je vous assure que la plupart des athées que je croise ont la même préoccupation que vos ouailles récemment libérées : éviter de réfléchir.
C'est un boulot à plein temps que de fuir les questions qui fâchent
(Suis-je heureux, amoureux, merdeux? Suis-je un mort-vivant abandonné sur une terre aride ?Ai-je une raison de vivre et de payer autant d'impôts? Comment faire pour rester viril dans un monde matriarcal ? Par quoi allons-nous remplacer dieu cette fois-ci : une webcam, un martinet où un chien de compagnie ?).
Pour meubler leur solitude et tromper le silence, les mécréants achètent des voitures à crédit où téléchargent des chansons,
picolent dès le déjeuner,
prennent des excitants le matin et des somnifères le soir (parfois l'inverse),
font défiler des prénoms sur leur portable,
disent je t'aime successivement sur plusieurs boîtes vocales,
s'abonnent à toutes les chaînes câblées pour adultes,
remplissent leur agenda de rendez-vous qu'ils annulent à la dernière minute par crainte de ne pas arriver à parler en public sans fondre en larmes,
marchent dans les rues en lisant des sms sans regarder autour d'eux (donc se retrouvent avec de la crotte de labrador sous la semelle droite),
se masturbent en lisant playboy où In style,
glapissent de joie quand le capitaine de l'équipe de football fout un coup de boule à un joueur adverse,
traversent des centres commerciaux souterrains qui ressemblent à des parcs à thème en enjambant les clochards allongés sur le sol, se battent pour avoir la console de jeux Nintendo Wii avant leur voisin,
appellent SOS médecins à l'aube pour entendre une voix humaine,
s'offrent le coffret de la deuxième saison de Six feet Under en DVD qui restera sous Cellophane parce qu'il préfèrent se toucher devant des bandes dessinées sadomasochistes et,
le reste du temps, courent en sens inverse sur un tapis roulant pour oublier que la couche d'ozone s'amenuise d'heure en heure.
L'industrie du confort prévoit une quantité effrayante de distractions pour occuper notre esprit.
Mais n'est ce pas plutôt pour nous empêcher de nous en servir?
Ce n'est pas une nouveauté (Platon et Pascal avaient déjà remarqué depuis longtemps que l'être humain fuit la réalité) mais le phénomène s'est accéléré.

L'homme n'a plus qu'une idée : se changer les idées.

Il fuit quelque chose dans le plaisir, mais à mon avis, fuir c'est comme chercher à l'envers.

Qu'es ce qu'on cherche alors ? L'amour, vous croyez ?

Oh pitié, épargnez-moi vôtre prêchi prêcha. Dieu? Encore une utopie.

On rêve d'un rêve.

Cela veut dire qu'on dort debout, comme vous en m'écoutant."